mardi 1 février 2011

Pour une histoire de plus qu'un soir...

J'ai couché avec cet inconnu que je revois chaque fois que j'essaie de t'oublier... Il m'a pris forcé, juste avant que nous nous endormions enlacés... M'a fait crier comme je t'aime encore... M'a prise par derrière pour ne pas que j'aie trop à le voir... Pis au petit matin, m'a mis vingt piastres dans les mains... M'a dit d'prendre un taxi, m'a laissé su'l trottoir...

J'ai la blouse toute défaite, les cheveux pas peignés... Pis je m'demande encore pourquoi tu m'as quittée...

Un inconnu me saute comme on saute le couplet d'une chanson trop usée...

Et moi, j'me noie de larmes à défaut d't'oublier... Tu m'chavires... Tu m'déchires... Trop peu tu m'rappelles...

J'voudrais pouvoir te dire que j'ai tourné la page... Que pleins d'autres dans mon lit ont su te transformer en mirage... Mais jamais. Grand jamais. Tu ne comprendrais...

Mon lit est désert, le sien peu commode... Pourtant, nos destins sont liés, lui l'inconnu, moi la mal-aimée...

Nos destins sont liés même si peu commode, toi qui me semble de moins en moins connu, moi qui ne peut te remplacer...

samedi 4 septembre 2010

Compétitioner avec la lune

Compétitionner avec la lune c'est s'avouer vaincu d'avance. Vivre dans le rêve de Pierrot c'est savoir d'avance que l'on perdra des plumes.

Même si je t'ouvrirais ma porte, Pierrot la Lune, tu ne la franchirais point. Tu resterais à fixer le ciel, à compter les étoiles, en te demandant ce que pourrait être ce nous que je te raconte en chapitres à chacune de nos cyber-rencontres.

Tu nous verrais derrière un rideau de nuages, nus, nos corps enlacés, et tu rêverais si fort de m'entendre te murmurer mes milles plaisirs que tu passerais à côté de l'heure prescrite, sur le seuil de la porte, sans la franchir...

Tu rêves trop, Pierrot La lune, et mes plaisirs se transforment en déplaisirs.

J'ai pris froid la porte ouverte, à t'attendre vêtue de dentelle, et la fièvre qui monte en moi n'est pas une fièvre de désir, je souffre d'un mal qui me ronge.

Je suis Pomme, Pierrot la Lune, et si tu as peur de me croquer, si tu crains d'ainsi me blesser, tu as tord...

Pomme ne peut vivre d'un désir en suspend. Pomme vit dans la tangibilité, dans la beauté de l'instant présent...

Les rêves se brisent et Pomme ne s'y attarde jamais, alors réveille-toi, Pierrot la Lune, ou trouve un autre porche sous lequel rêver.

mercredi 9 juin 2010

Amitié

Qui a dit que l'amitié n'était pas une relation entre deux personnes, mais bien la durée entre le moment où l'on rencontre quelqu'un et le moment où l'on s'en sépare?

Je ne me rappelle jamais de qui à dit quoi...

Quelle importance?

Je suis dans une de ses périodes de transitions amicales qui jusqu'à maintenant ont façonné ma vie. Transition amicale, devrais-je dire transition brutale? Car le temps est une brute...

Et vous voilà déjà parties...
Et me voici dans un ailleurs qui ne sera jamais le vôtre...

Vous bâtissez des empires; vous façonnez vos vies; vous construisez des murs à vos maisons, mais vous oubliez les portes; vous oubliez l'adresse de retour derrière cette invitation si lâchement envoyée.

Ai-je eu tord de vous croire?

Une promesse lancée à la croisée des chemins ne peut qu'être trahison qu'elle soit volontaire ou non.




mardi 16 mars 2010

Se commettre

Je ne sais pas comment l'écrire sans trop en dire. Je ne veux pas l'écrire pour l'écrire. Je ne veux pas me confier en en disant trop ni me renier en ne disant pas tout.

J'ai des ailes qui poussent, mais ce ne sont pas des ailes d'ange. J'ai un sourire béa alors que je devrais être morte d'angoisse.

J'ai peur d'en avoir trop dit, d'en avoir trop fait.

C'est troublant l'amour. C'est troublant de commettre l'acte d'aimer.

Fait à noter, j'ai écrit ''commettre'' comme je l'aurais fait si j'avais parler d'un crime contre l'humanité.

Je suis une comète dans un trou blanc qui commet des actes troublants. Je suis perdue dans le néant.

Le néant pleure, le nez en larmes... Triste d'avoir vu trop tard une partie de son destin lui passer dessous... Le nez en alarme, la peur du néant...

... Peur de m'être jetée dans ce néant les pieds devant.
... Peur d'avoir enfin laissé quelqu'un prendre une bouchée dans mon coeur de pomme.
... Peur que le destin ne m'autorise jamais à laisser à ce quelqu'un autre chose qu'une croquée de moi.

lundi 1 février 2010

Temps

J'ai fait de toi mon bourreau ------------------- en te laissant prendre le dessus sur moi.
J'ai fait de toi mon fossoyeur ------------------- en te laissant filer entre mes doigts.
J'ai fait de toi mon alter-ego -------------------- en me rendant prisonnière de toi.

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Le temps file et je me défile...


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Chers amis, si vous saviez comme je suis rendue loin de vous -------------------------- Car, à chaque jour, le temps qui passe -------------------------- trace de ces lignes qui m'enlisent dans les fossés de mon angoisse...


vendredi 8 janvier 2010

Pomme damnée

Le Mariage de Gunther, Johann Heinrich Füssli 1807


On me croirait partie sur une lancée de celles dont on ne démord pas, de celles qui font tant de mal qu'elles soulagent.

J'adore ce tableau. Pourtant, malgré mon fort penchant à croire que je suis damnée par le Vagina Dentata je ne me sens pas directement interpelée par ce dernier.

Ici, Brunhilde se venge de son mari en le ligotant alors qu'il devait profiter du plaisir de leur première nuit d'amour. Plus castrante qu'un vagin avec des dents, elle le regarde de son lit et admire sa nudité.

Je ne sais pas à quel point cette situation m'éprouverait si j'étais un homme, mais je ne suis qu'une Pomme à la chaire tendre et fraîche et pour moi, Gunther, attaché ainsi, dégage une telle sensualité que... Que... Je lui mordrais une fesse sans hésiter...

Mon cœur de Pomme ne pourrait rester patiemment couchée nue dans un lit à regarder un homme pendu par les pieds.

Mais je suis une Pomme dentée, une Pomme damnée, et j'oserais commencer à envisager d'attacher quelqu'un, non pas pour le torturer, mais pour m'assurer d'une présence à mes côtés...

Pourtant, celui que j'aimais je l'ai laissé partir sans même tenter de le retenir...

vendredi 18 décembre 2009

Le Flamant mou

Il a jadis été fier le flamant. Aujourd'hui, il est rose.


À force d'exiger de l'homme qu'il se surpasse de romantisme et qu'il se culbute de courbettes, la femme l'a-t-elle totalement dénaturé?

Et si l'homme au moment de reprendre son rôle de dominant échoue et fait peau molle, la femme a-t-elle quelque chose à se reprocher?

Lui la regarde hargneusement qui voudrait jouir de tout son être. Elle se contorsionne de tout son corps pour redonner vie au membre flétri. Lui annonce que c'est la première fois qu'il ne fait pas le poids. Elle ricane en son cœur se disant qu'il faut une première fois à tout et se damne en son fort intérieur, car ce soir elle ne prendra pas son pied... Faut-il vraiment une première fois à tout?!?!